une histoire de fou, avant-première en présence de Robert Guédiguian

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une histoire de fou, avant-première en présence de Robert Guédiguian

Message par Alain-1 le Jeu 29 Oct - 12:13

un film émouvant mais je suis très réservé à plusieurs titres.

1- Tant que le réalisateur est dans la salle il est impossible d'en parler dans la vérité de notre ressenti. J'allais pas tailler un short à Guédiguian

2- Sur la mise en scène : il n'y a pas de réelle unité, le film part dans tous les ens parce qu'ils e veut exhaustif du phénomène. C'est une succession de séquences qui ne se jointent pas pas réellement et qui elle ont leur unité chacune (et leur intérêt).

3- Guédigian homme de coeur ( Ce qu'il nous dit par apprendre par cœur) reprend des thématiques de "Les neiges du Kilimandjaro" : Quand la mère Ascaride visite à l’hôpital l'homme blessé c'est du copié collé de quand Ascaride vient dans l’appartement des deux enfants délaissés. Un de ses personnages d'une histoire de fous parlent des "pauvres gens" le poème de Hugo dont Les neiges est une adaptation.

4- au niveau du discours Guédiguian est dans l'hésitation, par exemple les mots du fils avant d'interrompre le magnétophone du handicapé qui est est venu le rencontrer, sont totalement convenus. Désolé. Sur la critique de la radicalité fasciste des extrémistes, on a fait mieux (chez Philippe faucon, mais aussi chez les cinéastes palestiniens qui ont fustigé leurs extrême fait leur autocritique si je puis dire.

5- Le rapport à la culture arménienne à ses codes son communautarisme à un moment où les questions identitaires se rejoue et à la veille d'une élection régionale où on va constater la monter des nationalismes je trouve que c'est mal vu. Je reste totalement extérieur à la problématique (aussi bien qu'à la souffrance réelle des arméniens". L'avantage du film c'est d'avoir pu nous le rendre sensible).

6- Quant au débat désolé sur la condamnation à mort je préfère les klartsfeld, qui préfère  mettre en jugement. Bien sûr ici les criminels turcs ne sont pas inquiétés au nom de la diplomatie. Mais dans le pays qui est le mien on ne tue pas.

7- et malgré ça un bon film.

Alain-1

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Re: une histoire de fou, avant-première en présence de Robert Guédiguian

Message par Elise Fleurance le Ven 30 Oct - 1:19

Coucou,
J'ai vu ce film avec beaucoup de plaisir et en toute innocence... Je veux dire par là que je ne te suis pas sur les critiques concernant le film, car je l'ai appréhendé comme un bon roman qui m'emporte du début à la fin... Avec ce petit plus d'une actualité qui vient plus que l'étoffer.
Par contre, j'ai aussi été gênée par le discours, à certains moments, du réalisateur sur la légitimité ou non des attentats...Oui, bien sur, on ne tue pas, quelque soit la cause à défendre. Mais je trouve que parallèlement, dans le film, il a traité la question du pardon de manière très subtile : un pardon qui s'apprend, qui met du temps à venir mais qui peut aussi guérir.
Bref, un gros bémol sur les propos de Guédiguian, mais un film très réussit malgré tout.
Elise.

Elise Fleurance

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Re: une histoire de fou, avant-première en présence de Robert Guédiguian

Message par Alain-1 le Ven 30 Oct - 10:32

La "tribalité" est un obstacle. Le communautarisme. Ce qui caractérise des spiritualités authentiques comme le christianisme ou le bouddhisme c'est de s'en affranchir. Mais aussi je pèse mes mots le socialisme si on ne le prend pas au sens du parti. Ces spiritualités ont été détournées par les différents communautarismes. En inde par exemple et en Europe. Guédiguian nous montre d'ailleurs la dérive fasciste du mouvement. Mais c'est épidermique chez moi : je suis du côté des "sans terre". L'universalité est là selon moi. Et l'avenir. La jouissance de la vengeance je peux la comprendre mais pas l'accepter. Le pardon est mis en scène de façon bien plus fine dans Les neiges du Kilimandjaro. Dans une histoire de fou c'est plus "cousu de fil blanc" de bric et de broc même si j'y été particulièrement sensible ça ma fait craquer. Je ne juge pas des intensités réelles du film mais de son récit d'ensemble. Il y a une scène inouï dans "les neiges " quand le syndicaliste joué par Guédiguian rencontre son braqueur au tribunal et que celui-ci l'envoie dans les cordes avec une justesse incroyable sachant que son acte est parfaitement injuste. L'injuste, comment on s'en accommode puis comment on le renverse c'est le propos de Guédiguian, c'est ça le pardon chez lui et rien que pour cela je l'embrasse. Malgré cette critique, il fait partie des meilleurs réalisateurs de mélodrame social avec Jean-Pierre et Luc Dardenne, Aki Kaurismaki, Ken Loach. A partir de ceux-là l'avenir de l'humanité est assuré puisque c'est elle qu'ils développent de façon incroyable dans leur film.

Alain-1

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